Mercredi 17 juin 2026 Newsletter Contact
Cheveux

Identifier et traiter les pellicules selon leur type

Identifier et traiter les pellicules selon leur type

Comprendre les pellicules : un problème courant, plusieurs origines

Les pellicules, ces petites particules blanches ou jaunâtres qui parsèment parfois nos épaules, ne sont pas une fatalité. Touchant aussi bien les femmes que les hommes, leur apparition résulte de déséquilibres variés du cuir chevelu. Pour agir efficacement, il est essentiel de cerner leur origine, car toutes les pellicules ne se ressemblent pas : causes, apparence, impact sur la santé capillaire et traitements adaptés diffèrent selon leur type. Sur beauteauquotidien.fr, nous vous aidons à y voir plus clair.


Les deux grands types de pellicules : sèches ou grasses ?

En dermatologie, on distingue schématiquement deux familles principales : les pellicules sèches et les pellicules grasses (ou squames associées à la dermite séborrhéique). Savoir les identifier, c’est déjà la moitié de la solution !


Pellicules sèches : discrètes mais visibles

Aspect : elles sont blanches, petites, fines et « volatiles », se détachant du cuir chevelu pour se déposer sur les vêtements. Leur présence s’accompagne rarement de rougeurs ou de démangeaisons majeures.
Origines : un cuir chevelu sec, le stress, l’utilisation excessive de shampoings agressifs ou de sèche-cheveux, voire un climat froid et sec, favorisent leur apparition.


Pellicules grasses : lourdes et persistantes

Aspect : elles sont jaunâtres, épaisses, s’agglomèrent souvent en « plaques » sur le cuir chevelu et s’accompagnent de démangeaisons, voire d’irritations. Les cheveux paraissent plus vite gras, et peuvent sembler ternes.
Origines : liées à un excès de sébum et à une prolifération de champignons du genre Malassezia, elles s’inscrivent dans le cadre d’une dermatite séborrhéique, parfois aggravée par le stress ou des facteurs hormonaux.


Reconnaître l’origine de ses pellicules : check-list pratique

  • Vos pellicules tombent facilement ? Sèches
  • Elles adhèrent au cuir chevelu, cheveux gras ? Grasses
  • Présence de fortes démangeaisons, rougeurs, petites croûtes ? Souvent formes grasses, à surveiller
  • Recrudescence en automne/hiver ou après stress ? Les deux types peuvent être concernés

Comprendre l’impact des pellicules sur la santé du cuir chevelu

Au-delà de la gêne esthétique, des pellicules non traitées peuvent fragiliser la fibre capillaire, entretenir des démangeaisons chroniques, et dans certains cas, favoriser une chute de cheveux. C’est pourquoi il est conseillé d’adopter un rituel ciblé, dès les premiers signes, pour assainir, apaiser et préserver l’équilibre du cuir chevelu.


Traiter les pellicules sèches : apaise, hydrate, renforce

  1. Nettoyer en douceur

    Privilégiez un shampoing doux spécifiquement formulé pour cuirs chevelus sensibles, sans sulfates ni silicones. Evitez les lavages trop fréquents pour ne pas agresser davantage.

  2. Hydrater intensément

    Utilisez, entre deux shampoings, une huile végétale légère (jojoba, amande douce) appliquée en friction délicate sur le cuir chevelu. Laissez poser 15 à 30 minutes avant lavage.

  3. Éviter la surchauffe

    Réduisez le recours au sèche-cheveux ou utilisez-le tiède. Limitez le port de bonnets ou casques trop serrés qui assèchent le cuir chevelu.

  4. Routine douceur

    Pensez à espacer les colorations, lissages ou permanentes qui irritent la peau et déséquilibrent la flore cutanée.


Astuces maison pour booster l’hydratation :

  • Masque au yaourt nature et miel : appliqué 30 min, il nourrit et adoucit le cuir chevelu.
  • Eau de rinçage à l’infusion de camomille ou d’avoine (effet apaisant immédiat).

Traiter les pellicules grasses : purifier, réguler, calmer l’inflammation

  1. Sélectionner un shampoing traitant adapté

    Optez pour des formules contenant du zinc pyrithione, du kétoconazole, ou des extraits antifongiques naturels (huile essentielle d’arbre à thé, d’eucalyptus). Les shampoings anti-pelliculaires sont à utiliser 1 à 2 fois par semaine, en alternance avec un shampoing doux.

  2. Désincruster avec un gommage doux

    Une à deux fois par mois, effectuez un gommage du cuir chevelu à base de grains très fins (sucre, poudre de noyau d’abricot), pour décoller les plaques sans abîmer la peau.

  3. Éviter les produits gras, laque et cire coiffante

    Ils risquent d’accentuer l’occlusion et d’alimenter la prolifération du Malassezia.

  4. Apaiser après traitement

    Une lotion à la menthe poivrée, au romarin ou à l’hamamélis peut calmer les démangeaisons et stimuler la microcirculation.


Recettes maison spécial pellicules grasses :

  • Masque à l’argile verte et vinaigre de cidre : purifie, régule le sébum (laisser poser 20 min avant lavage).
  • Lotion rinçage au romarin ou ortie (effet antibactérien et séborégulateur).

Quand consulter un dermatologue ?

Si les pellicules persistent malgré un rituel bien adapté, s’accompagnent de croûtes, de pertes de cheveux importantes ou de plaques rouges inflammatoires, une consultation s’impose. Un professionnel pourra diagnostiquer une dermite séborrhéique sévère, psoriasis ou eczéma du cuir chevelu nécessitant des traitements spécifiques (crèmes antifongiques, corticoïdes locaux, photothérapie…).


Les bons réflexes pour prévenir les récidives

  • Lavez régulièrement vos brosses et accessoires capillaires.
  • Ne grattez pas le cuir chevelu pour éviter les micro-plaies, propices aux infections.
  • Limitez stress, fatigue intense, alimentation trop riche ou sucrée : tous ces facteurs peuvent déséquilibrer la flore cutanée.
  • Adoptez un rythme de lavage régulier, mais pas excessif (2 à 3 fois par semaine selon vos besoins).
  • Favorisez une alimentation riche en zinc, oméga-3 et antioxydants pour renforcer le cuir chevelu de l’intérieur.

Checklist : routine anti-pellicules efficace au quotidien

  • Identifiez précisément votre type de pellicules (sèches/grasses) avant de choisir vos soins.
  • Privilégiez des shampoings courte liste d’ingrédients, sans sulfates et silicone.
  • Alternez produits traitants et soins apaisants/nourrissants pour éviter le dessèchement.
  • Nourrissez (pellicules sèches) ou purifiez (pellicules grasses) une fois par semaine via masque ou lotion maison.
  • Écoutez votre cuir chevelu : adaptez fréquence et nature des soins selon l’état des squames.
  • N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel en cas de doute ou de gêne persistante.

L’avis de la rédaction

Les pellicules, même si elles impactent la confiance et la santé capillaire, ne sont pas une fatalité. Bien les identifier permet de sortir de la spirale des « faux amis » (shampoings trop décapants, automédication intensive). Privilégier la douceur, la régularité et l’alternance des soins, tout en respectant l’écosystème de votre cuir chevelu, est la clé d’une solution durable. En complément, l’intégration occasionnelle de soins naturels, à base de plantes ou d’huiles végétales, apporte souvent un vrai plus — à condition de bien cibler selon la nature des pellicules.

En cas de pellicules récidivantes, un suivi dermatologique vous apportera une analyse personnalisée et des résultats ciblés. La patience, la douceur, et la cohérence de votre routine font toute la différence : le chemin vers un cuir chevelu sain commence par une bonne écoute de ses besoins, et s’adapte à votre rythme de vie, saison après saison. 


À retenir : l’essentiel pour des cheveux sans pellicules

  • Les pellicules sèches réclament hydratation et douceur ; les pellicules grasses appellent purification et régulation du sébum.
  • Toujours privilégier des soins adaptés à son type de cuir chevelu, et procéder par étapes sans agression.
  • L’alimentation, la gestion du stress et l’hygiène des accessoires font pleinement partie du traitement préventif.
  • Le suivi régulier, l’écoute de votre peau et l’adaptabilité demeurent vos meilleurs alliés pour une chevelure saine et équilibrée.

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